Crise globale de la biodiversité: la planète face à une extinction inédite des espèces

Crise globale de la biodiversité: la planète face à une extinction inédite des espècesEn Amérique latine, 10000 espèces de vertébrés ont perdu plus de la moitié de leurs membres en raison de l’activité humaine.

Une tendance choquante. En 40 ans en Amérique latine, plus de 10 000 espèces de vertébrés, soit un nombre considérable de mammifères, d’oiseaux, de poissons, de reptiles et d’amphibiens, ont perdu 52% de leurs représentants, indique l’ONG argentine de protection de l’environnement Argentine Wildlife Foundation.

Cependant, d’après Enrique Gonzales, membre d’Uruguay Wildlife Foundation et expert en mammifères du musée national d’histoire naturelle d’Uruguay, il faut comprendre qu’il existe une extinction naturelle d’espèces. Certaines espèces apparaissent, certaines disparaissent, il y a même celles qui se transforment.

« En même temps, actuellement, nous faisons face à une « crise globale de la biodiversité » et à une extinction inédite d’espèces. Elle est directement ou indirectement liée à l’impact de l’homme, qui a accéléré l’extinction naturelle », a expliqué M. Gonzales à Sputnik.

Selon l’expert, ce sont les îles qui sont les plus vulnérables face à l’impact humain, car l’homme y a apporté des espèces étrangères comme, par exemple, des rats. Ces animaux mangent les œufs d’oiseaux ou leurs oisillons, et transmettent des maladies. En outre, les gens ont amené sur certaines îles des chats, des chiens, des singes et des chevaux. Pour un continent, un tel nombre d’animaux ne représente aucun danger, tandis que sur une île il provoque l’extinction de plusieurs espèces.

Une autre raison d’extinction est le changement climatique. Le réchauffement climatique et l’acidification des océans ont un impact négatif sur la reproduction du plancton, élément clé de la nutrition des baleines bleues.

Enfin, l’homme menace directement la faune. Autrement dit, le statut d’une espèce dépend de la géographie. Ainsi, dans certaines régions d’Amérique du Sud, par exemple en Uruguay et en Argentine, le jaguar a presque été entièrement exterminé par les braconniers, tandis que dans d’autres régions, tels que le Pantanal (écorégion du Brésil, de la Bolivie et de Paraguay) ou la jungle amazonienne il demeure une espèce très répandue, affirme le militant.

Un autre facteur important est la destruction et la fragmentation des habitats en raison de l’expansion des terres cultivées. Pris ensemble, le braconnage, l’introduction d’espèces étrangères, des parasites et le changement de l’habitat ont conduit à une réduction de certaines populations d’espèces. Pour ces raisons, jaguar, pécari à collier, fourmilier géant et cerf des pampas sont menacés d’extinction dans certaines régions », a conclu M. Gonzales.

Source: SputnikNews, 20 septembre 2016.

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